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Vivement la mer ! Un seul objectif cette année, sur un trail original, rallier les Pyrénées à la mer Méditerranée.

La traversée du département des Pyrénées Orientales, à la frontière de l’Espagne sur une partie du GR10. Le challenge est de taille avec 175 km et 8700 de D+, mais normalement ça descend … plus que ça monte!

Le départ est donné vendredi 4/10 à 10 h de la station de Pyrénées 2000 sous un beau soleil. Dans ma tête le programme est rabâché : en prendre plein les yeux, se faire plaisir, rester dans sa bulle, ne pas compter les km, s’alimenter et faire un plongeon dans la mer… et surtout me débrouiller toute seule, car mes assistants préférés sont restés en Auvergne.

100_millesPour cette première journée, coté paysage je suis gâtée, des points de vue somptueux, du sauvage et des sentiers techniques mais la descente sur Mantet abrupte et caillouteuse mal négociée est terminée par une gamelle dans des bouses de vache… par la suite on s’habitue à l’odeur.

Arrivée à la première base vie Vernet-les Bains après 8 h de course, je prends une pause pour avaler un plat de nouilles avant d’attaquer la rude montée vers le refuge des Cortalets (1500 D+) et préparer l’aventure nocturne dans le massif du Canigou.

Dès les premiers raidillons, une concurrente espagnole déchainée me double, puis je la rattrape au bout de 500 D+, » a poco poco »me dit-elle mais je force l’allure pour la distancer et j’atteins le refuge au bout de 3 h d’effort. Arrêt ravito au chaud, recharge au vermicelles bien salés et je repars avec de bonnes jambes sur une section très accidentée et quelques montées piquantes.

Moment rare sur un trail : un troupeau de vaches avec leurs veaux dorment sur l’unique passage praticable, sinon c’est les éboulis glissants à cette heure de la nuit. Je choisis de passer entre les vaches, je prends appui sur une mémère qui ne bronche pas, je mets le pied sur une autre et je passe le troupeau sans problèmes, finalement mon parfum « bouse » doit être adapté à cette situation…

La deuxième base de vie, Arles sur Tech (90 km) est atteinte après 17 h de course, je retrouve mon sac pour me changer enfin, avaler une assiette de nouilles, détendre les jambes et repartir après 30’ de pause profitable. Le physique et le mental sont toujours bons pour aborder les deux grosses bosses suivantes qui cumulent 1800 de D+ avec des descentes raides et techniques.

La suite du parcours est plus roulante avec des bosses de 300/400 de D+, un passage à la base vie du Perthus (km135) qui proposait notamment d’excellentes cacahouètes (il y en a qui connaissent le Perthus pour des boissons à base de plantes…)

Une fin de parcours avec tous les terrains possibles, des faux plats montants, des grosses montées, des longues…très longues parties plates, et une grosse descente de 1000 D- après pic de Néoulos, je suis encore aux commandes et le plaisir d’avancer est encore présent.

Le cap des derniers 15 km est franchi, plus rien ne m’arrêtera pour franchir la ligne d’arrivée, les cuissots protestent pour trottiner sur le plat, je trouve une technique mentale pour avancer, courir entre deux rubalises et marcher entre les deux suivantes.

Arrive une descente de fou voire dangereuse après une chapelle à travers une falaise avec de grosses marches à franchir droit dans la pente, je galère dans ce secteur et perd beaucoup de temps.

Les derniers 10 km sont très longs sur une piste monotone, dépose du cerveau et alternance de course marche puis entrée dans Argeles sur mer, je finis en marchant vers une arrivée déserte mais avec des bénévoles chaleureux et un speaker actif, en 37 h, 4eme en féminine et 1ere V2.

Je suis détruite musculairement, les Pyrénées c’est cassant, beaucoup de caillasses et de l’abrupt mais j’en ai pris plein les yeux et surtout très peu de « souffrance » mais beaucoup de plaisir sur ce format qui reste une belle aventure physique et mentale.

Actu Françoise

 

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